Comment une carrière réussie dans l’ingénierie aéronautique peut-elle mener à une passion pour la psychologie du travail ? Alexandra Scognamiglio partage avec nous son parcours et sa vision unique de l’accompagnement humain en entreprise. De la gestion de projets complexes à la compréhension des dynamiques d’équipe, découvrez comment ses expériences passées éclairent son approche chez Opus Fabrica. Un témoignage captivant qui met en lumière l’importance de l’humain dans la performance des organisations.
De l’ingénierie à la psychologie du travail : un parcours atypique
Alexandra, vous avez commencé votre carrière dans l’ingénierie, en occupant des postes liés à la qualité et à la gestion de projet chez des grands acteurs de l’aéronautique. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amenée à vous réorienter vers la psychologie du travail et des organisations ?
Après 8 ans en tant qu’ingénieure qualité, j’ai évolué en tant que cheffe de projet, où je coordonnais plusieurs équipes, plusieurs clients et pilotais des chiffres. C’est une expérience qui m’a beaucoup plu, parce que mes supérieurs me faisaient confiance pour gérer mon travail comme je l’entendais et donc, j’avais réussi à instaurer un climat de confiance avec mes équipes, à créer des espaces de discussion libres, qui m’ont permis d’avoir un projet performant et des collaborateurs qui venaient au travail avec plaisir. Avec le covid, tout a changé. Les incertitudes, la peur ont bouleversé tout le monde et je ne savais pas comment accompagner les personnes de mes équipes à rester motivées. D’autre part, les chiffres ont beaucoup pris le dessus et j’ai eu besoin de retrouver un équilibre en améliorant ma façon de penser le management. Ma conviction était que pour bien manager, il faut bien comprendre les personnes. La psychologie m’est apparu comme la clé et me voilà en master de psychologie sociale, du travail et des organisations.
Un nouveau regard sur les “fondations humaines” en entreprise
Vous avez géré des équipes importantes et piloté des projets complexes. Comment vos expériences passées influencent-elles aujourd’hui votre approche de l’accompagnement et du développement humain au sein d’Opus Fabrica ?
Effectivement, mes activités passées et futures ne sont pas antinomiques. Mes expériences m’ont permis de prendre en compte la réalité du terrain face à la théorie, pour mieux comprendre comment articuler un intermédiaire entre le monde du travail idéal et les contraintes des organisations et des travailleurs, en plaçant l’humain au centre des préoccupations. C’est un puzzle complexe mais tout à fait essentiel pour la coopération entre une organisation et ses collaborateurs.
Le rôle de la diversité et de l’inclusion
Vous avez évolué dans des environnements très techniques, parfois perçus comme moins diversifiés. En quoi, selon vous, la pluralité des profils et des parcours – y compris le vôtre – peut-elle enrichir une entreprise et contribuer à sa performance globale ?
Je crois beaucoup en l’intelligence collective. Sans diversité, nous regardons tous sous le même prisme, qui peut nous masquer certaines faces des problématiques auxquelles nous sommes confrontés. C’est la diversité des profils, des expériences, des vécus, des sensibilités qui fera que toutes les questions à se poser le seront et que l’on pourra arriver à résoudre des problèmes complexes de manière efficace. Dans mes expériences, j’ai trouvé que les problèmes en entreprise, étaient regardés d’un point de vue technique essentiellement, or la composante psychosociale est importante à intégrer pour éviter que ces problèmes réapparaissent et ainsi, améliorer les performances. Bien sûr, pour que cela fonctionne, il faut accepter et encourager cette diversité.
Au croisement de la Journée internationale des droits de la femme et de votre parcours
Cette période est propice à la mise en avant des parcours inspirants. Que souhaiteriez-vous partager aux personnes qui, comme vous, envisagent de se reconvertir ou de sortir de leur zone de confort, qu’elles soient femmes ou non ?
Je leur dirais de croire en leurs projets, d’aller au bout de leur idée. La conviction que ce que l’on fait a du sens pour les autres et pour nous est porteuse et permet d’abattre les murs qui nous font obstacle. J’ajouterais aussi qu’il faut en parler et obtenir du soutien. Le soutien, peu importe d’où il vient, des conseillers en évolution professionnelle, des professeurs, des collègues, des amis, de la famille, des psychologues du travail ou autres, est important.
Les ambitions chez Opus Fabrica
Vous rejoignez aujourd’hui Opus Fabrica pour accompagner les organisations dans leurs transformations. Quelles sont vos ambitions, vos attentes et vos priorités pour cette nouvelle étape de votre carrière ?
Je suis très enthousiaste à l’idée de terminer mes études de psychologie chez Opus Fabrica. Je tiens particulièrement à remercier Nathalie Bardouil, Présidente d’Opus Fabrica, de me donner l’opportunité de réaliser ce stage au sein du cabinet Opus Fabrica et je remercie également toute l’équipe pour son accueil chaleureux !
Pendant ce stage, je vais apprendre mon futur métier sur le terrain, travailler ma posture de psychologue auprès de professionnelles du terrain, sans pour autant renier mon métier d’ingénieur et manager. Je souhaite réussir à articuler toutes ces expériences pour en faire un levier de transformation des entreprises où j’interviendrai.
Un dernier mot pour nos lecteurs et lectrices
Pour conclure, auriez-vous un conseil ou une réflexion à partager avec celles et ceux qui s’intéressent à la dimension humaine du travail, surtout dans un contexte de transformation constante ?
N’oubliez jamais que derrière chaque chose, même les Intelligences Artificielles, il y a des intelligences humaines. Ce sont elles qui nous ont amenés à la société d’aujourd’hui, ce sont elles qui doivent être préservées et écoutées pour réussir les enjeux fondamentaux
qui nous attendent demain, en particulier dans le monde du travail. La performance durable des entreprises est avant tout une performance humaine.